15.11.2009
PETIT CONTE ANIMALIER DE SAVOIE
L'ÂNE QUI AVAIT DU CHOLESTEROL
IL était une fois un âne savoyard qui avait du cholestérol.
IL alla donc consulter le professeur Asinus, un célèbre Médecin des Ânes, lequel le questionna longuement sur ses habitudes alimentaires ; mais sa nourriture, naturelle, à base d'excellents fourrages et d'herbes aromatiques, et surtout, sans croquettes, ne justifiait en aucun cas une cholestérolémie aussi alarmante pour sa santé.
C'est alors qu'au cours de la conversation avec ce praticien réputé, notre âne qui manifestait quelques dispositions intellectuelles particulières confia être un lecteur assidu de la presse aliborarde savoyarde, réservée a tous les Ânes disciples de Maître Aliboron. Aussitôt, l'esculape consulté eût un éclair de génie : mais bien sûr ! Voilà la racine du mal : vos lectures vous font ingurgiter une quantité considérable de matières grasses très riches en mauvais cholestérol ; savez-vous par exemple, que le mot "savoyard" contient à lui seul jusqu’à 90% de graisses animales très préjudiciables à votre santé, qui Justifieraient fortement un accent circonflexe sur la terminaison et un régime particulier.
Notre baudet décida alors sur le champ de changer ses habitudes culturelles, ce qui se traduisit par une amélioration immédiate de son état de santé, puisque, comme chacun sait, le physique et le mental sont étroitement liés. Un bonheur ne venant jamais seul, notre âne retrouva également la mémoire, réfléchit longuement et dit : mais alors, qu’est ce qu'un âne ’’Savoy(â)rd’’, sinon un âne Savoisien qui a perdu la mémoire…
Quelques esprits curieux contrariants avaient tout de même déjà un peu cerné l’origine de cette amnésie sans espoir : à la suite d’un grand troc, l'indigène de SAVOIE, du jour au lendemain par la volonté de ’’ Badinguet ’’ ; de ’’Sien’’ (prononcez Zien) il devint ’’yârd’’ avec la haute considération et tout le respect qui s’y rattachent, comme en témoigne l’anecdote qui fait suite :
Un jour, notre baudet téméraire en voyage ‘’d’études’’ aux pays des moules-frites et du conventionnel Albitte, à la convivialité parait-il proverbiale, peut-être un peu surfaite et exagérée semblerait-il, se vit demander benoîtement comment il avait été possible que les ’’ramoneurs’’ aient pu obtenir les Jeux Olympiques ? …
A la suite de quoi, notre aliboron fortement commotionné par cette question saugrenue, aussi brutale qu’inattendue se consola tout de même de sa mésaventure, en pensant qu’après tout, après mûre réflexion, cela valait mieux que de se faire raser, ou dans le meilleur des cas, casser les cloches et raccourcir les clochers, comme en 1794, bien que la mission du moment ne connût pas vraiment le succès escompté…
Un zeste de mémoire ne peut nuire et notre âne s’en trouva tout ragaillardi, prêt à être bâté ; c’est dire que la charge avait été lourde … en quelque sorte, valait son pesant d’ânerie…
Asinus Asinum
Rigole pas crétin
Citoyrien Lambda
18:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : savoie, élus, ville, annecy, mont blanc, montagne, albertville
31.10.2009
LES NOUVEAUX OISEAUX MIGRATEURS
Le Pélican des Montagnes, espèce protégée :
- Au Pays des Forcément P’tious, on connaissait le faisan doré, le coq de bruyère et autres tétras. Et voila qu’en ces périodes de crises très organisées surgit une nouvelle espèce mutante : Le Pélican des Montagnes, sorte de faisan doué, grand amateur de croquettes de qualité. Trait de caractère, particularité particulière du volatile, il adore migrer aux « States » ou vers quelque Eden renommé identique, essaye d’y nicher, s’y fait plumer par des espèces concurrentes. Après un certain temps, le temps devenu très incertain, il revient dépité, déplumé se refaire une santé dans ses montagnes originelles, quémander sans vergogne, ni retenue excessives, sa part de croquettes miraculeuses à la célèbre Maison SUB et VENCHON, auprès de décideurs décidés toujours prêts à distribuer la manne payée par d’autres, complément alimentaire fortement vitaminé, croqué en deux ou trois mouvements aux frais des gogos locaux et d’ailleurs, tous heureux de participer à la farce ; au Pays du Farçon ou du Farcement, logique imparable peu louable.
- Après avoir repris de la vigueur, la plume ayant refait l’oiseau, notre Pélican des Montagnes définitivement incurable s’envole à nouveau, poche pleine, l’œil vif, curieusement cette fois attiré vers l’Est, normal, le soleil se lève à l’Est, ou mieux encore, s’ il a assez de carburant, aux Pays des Moussons ; il y pleut beaucoup, l’herbe est tellement plus verte, l’Oseille y prolifère plus vite que l’ambroisie…
- A ce jour, comme c’est drôle, on n’a jamais vu un Pélican des Montagnes, un peu hybride Faisant, rembourser avant son envol les stimulantes croquettes récupérées dans sa poche, payées par d’autres…Ce ne serait pas prévu par les règlements, les lois, le savoir-vivre de la tartufferie, ce qui en fait tout l’intérêt… Allez donc savoir pourquoi ? Question très bête : qui sont donc ceux qui font lois et règlements et la joie des prébendiers?
Il se dirait que ce pourrait être ceux qui en profitent ; seraient-ils complices ?
Ne ricane pas bêtement ! Imbécile heureux et fier de l’être !
Ne va pas penser des choses pareilles ! … Mauvais citoyen et vrai citoyrien !
En attendant un hypothétique retour, le volatile semblerait avoir plusieurs tours dans son sac ! Etre roulé dans la farine c’est bien, s’en apercevoir c’est mieux, mais tellement plus rare.
Eventuellement, si ce bien curieux oiseau déménageait un jour son nid à la cloche de bois, ce qui tend en d’autres lieux à devenir une très mauvaise habitude, au nez et aux moustaches des belles marmottes crédules endormies, qui pourraient peut-être se réveiller avec la gueule de bois et rigoler jaune !
-Si le Pélican des Montagnes ou d’ailleurs s’envole aussi facilement lourdement chargé sans jamais rien restituer, c’est que d’autres drôles d’oiseaux prédateurs même pas migrateurs, nichent à longueur de temps sous les dorures, fascinés par l’éclat des ors, ils ont oublié leur rôle, trahi la confiance. Bénéficiaires de rentes viagères confortables, quelle que soit la couleur de leur plumage, de leurs supposés et incertains mérites, ils font tous grand ramage ; acteurs ou complices d’un banditisme économique généralisé cancer de la planète. Ils ont fait de la crétinisation de l’électorat, un moyen de gouvernance, un produit inoxydable… L’espoir fait vivre, reste à savoir combien de temps ? …
Rigole pas crétin
Citoyrien Lambda
09:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élus, annecy, politique, entreprise, albertville, ski, mont blanc




